La loi sur la sécurisation du 14 mai 2013 légalise l’accord national interprofessionnel du 11 janvier dernier. Ainsi, les entreprises vont devoir adapter leurs processus RH. L’objectif de cet article n’est pas de donner l’ensemble des éléments. Il existe un nombre importants de ressources sur le sujet. Quels sont les points essentiels sur le sujet?
- Avant le 1er janvier 2016, l’ensemble des entreprises devra proposer aux salariés une mutuelle obligatoire financée à 50% par l’employeur (au minimum).
- La prévoyance est maintenue 12 mois après la fin du contrat. Ceci devra être indiqué sur le certificat de travail.
- Le compte personnel de formation est mis en place. Ce compte permet à toutes personnes rentrant sur le marché du travail d’accumuler 20h de formation par an dans une limite de 120 heures. Ce compte est lié à la personne et pas à son statut de salarié. Actuellement, les partenaires sociaux, l’Etat et les Régions négocient pour la mise en œuvre qui devra être effective avant la fin de l’année.
- Modulation du taux de l’assurance chômage : la loi permet aux partenaires sociaux de négocier la modulation du taux d’assurance chômage en fonction de la durée du contrat.
- Le temps partiel : le minimum légal est de 24 heures par semaine. Les heures complémentaires sont majorées de 10%.
- Mobilité interne : l’employeur peut négocier les modalités de mobilité interne, et notamment les mesures d’accompagnement à la mobilité géographique. L’employeur propose aux salariés une mobilité. En cas de refus, un licenciement individuel pour motif économique est prononcé.
- Accord de maintien dans l’emploi : En cas de graves difficultés économiques conjoncturelles, avec un diagnostic analysé avec les organisations syndicales, un accord d’entreprise peut, en contrepartie de l’engagement de la part de l’employeur de maintenir les emplois, aménager la durée du temps de travail, ses modalités d’organisation et de rémunération. Le salaire ne doit pas être inférieur à 1,2 SMIC et l’accord est limité à deux ans.
- Délais de prescription des actions en justice : prescription de deux ans pour tous faits portant sur l’exécution ou la rupture du contrat de travail, trois ans pour le paiement du salaire.
